« Le client ne devrait jamais avoir à arbitrer entre son carreleur et son plombier. »
À Mondeville, un atelier de quatre personnes a fait le pari de livrer des salles de bain terminées, carrelage et électricité compris.
La salle de bain fait six mètres carrés et ressemble encore à un chantier : chape fraîche, réservations ouvertes, receveur à l’italienne en attente de carrelage. Elle sera livrée dans neuf jours.
Un seul interlocuteur
L’atelier coordonne lui-même le carreleur et l’électricien, avec lesquels il travaille depuis six ans. Le devis est unique. « Le client ne devrait jamais avoir à arbitrer entre son carreleur et son plombier », résume le gérant. « Quand ça coince, c’est mon problème, pas le sien. »
La contrepartie est un délai plus long avant démarrage : l’entreprise refuse de commencer tant que la totalité du matériel n’est pas livrée, pour éviter les chantiers interrompus trois semaines faute d’une vasque.
Le maintien à domicile, une part croissante
Un tiers des chantiers concerne désormais l’adaptation de salles d’eau : remplacement de baignoire par une douche de plain-pied, barres d’appui, sols antidérapants. « On travaille avec des familles, souvent dans l’urgence après une chute. »
On ne vend pas une douche, on vend le fait que quelqu’un puisse rester chez lui.
Mondeville
Voir la fiche